Publié 22 mai 2026

Phrasal verbs anglais : 40 verbes par thème pour passer le palier intermédiaire

Tu connais le verbe “to put”, tu connais la préposition “up”, mais “to put up with” veut dire “supporter quelqu’un”. Bienvenue dans l’enfer des phrasal verbs, et dans le guide qui va t’en sortir.

Pourquoi les phrasal verbs sont si difficiles pour les francophones

Le français n’a pas vraiment d’équivalent. Quand on dit “se mettre à courir”, on a un verbe et un adverbe, mais c’est rare et plutôt littéral. L’anglais, lui, construit la moitié de son vocabulaire courant avec des verbes courts (get, put, take, come, go) suivis d’une particule (up, down, in, out, off, on, over, around). Et le sens global n’a souvent rien à voir avec les parties.

“Look” veut dire regarder. “Look up” veut dire chercher dans un dictionnaire. “Look up to” veut dire admirer. “Look out” veut dire faire attention. “Look after” veut dire s’occuper de. Cinq sens différents avec le même verbe de base.

Pour un francophone, c’est un cauchemar parce que ton instinct te pousse vers le verbe latin équivalent : “to admire” (admirer), “to investigate” (chercher), “to be careful” (faire attention). Tu vas comprendre l’idée. Mais tu vas sonner formel, distant, et parfois carrément étrange dans des contextes informels.

Les natifs utilisent massivement les phrasal verbs à l’oral. Dans une conversation casual, environ un verbe sur trois est un phrasal verb. Si tu ne les connais pas, tu rates le sens implicite, le ton, et tu sonnes comme un robot qui a appris l’anglais dans un manuel de droit.

L’autre piège, c’est qu’apprendre 5000 phrasal verbs par liste est impossible et inutile. Tu vas en oublier 4900 le lendemain. La méthode efficace, c’est de les apprendre par thème, par contexte, en les voyant dans de vraies phrases.

Phrasal verbs au travail (workplace)

Le vocabulaire pro est saturé de phrasal verbs. Voici les indispensables.

Bonus : “to think over” (réfléchir à fond), “to fall through” (échouer, tomber à l’eau), “to lay off” (licencier), “to step down” (démissionner d’un poste).

Phrasal verbs en voyage

Pour les vols : “to board”, “to disembark”, “to layover” (escale). Pour les hôtels : “to settle in” (s’installer).

Phrasal verbs du quotidien

Ceux qu’on entend tous les jours dans les conversations banales.

Phrasal verbs sur les relations

Pour les histoires d’amour, d’amitié et de conflit, les phrasal verbs sont incontournables.

La grammaire des phrasal verbs (en deux minutes)

Quatre points à connaître pour éviter les erreurs classiques.

1. Séparables ou inséparables

Certains phrasal verbs peuvent prendre l’objet entre le verbe et la particule. D’autres non.

Comment savoir ? Avec l’usage. Les dictionnaires bilingues notent souvent (sep) ou (insep).

2. Transitif ou intransitif

Certains prennent un objet, d’autres non.

Beaucoup de phrasal verbs sont les deux selon le sens. “To pick up” comme transitif (chercher quelqu’un), comme intransitif il n’existe pas. “To work out” peut être transitif (a deal) ou intransitif (faire du sport).

3. Une, deux ou trois particules

Plus tu rajoutes de particules, plus le sens dévie du verbe d’origine.

4. Registre

Les phrasal verbs sonnent informels. En contexte formel, leur équivalent latin est plus approprié.

Dans un email à un client important, “I’d like to discuss the issue” passe mieux que “I’d like to bring up the issue”. Dans une conversation avec un collègue, c’est l’inverse.

Phrasal verbs piégeux pour francophones

Certains méritent une attention spéciale parce qu’ils trompent ton instinct francophone.

Un piège classique : “to support” en anglais veut dire “soutenir” (moralement, financièrement), pas “supporter, tolérer”. Pour ça, c’est “to put up with” ou “to tolerate”.

Comment apprendre les phrasal verbs efficacement

Par thème, pas par liste alphabétique. Apprendre 20 phrasal verbs autour du travail est plus utile que 100 phrasal verbs aléatoires. Le contexte facilite la mémoire.

Par particule, en deuxième temps. Une fois familiarisé avec quelques dizaines, regroupe-les par particule (tous les “up”, tous les “down”). Tu commences à voir des logiques cachées : “up” porte souvent l’idée de complétion ou d’augmentation (eat up = finir de manger, speak up = parler plus fort).

En contexte massif. Lis et écoute du contenu réel. Le phrasal verb que tu vois trois fois dans la même semaine s’installe sans effort. Celui que tu mémorises hors contexte s’évapore.

Une expression à la fois. Quand tu en rencontres un nouveau, sauvegarde-le, et observe-le dans deux ou trois contextes différents avant de passer au suivant.

Imite, ne traduis pas. Au lieu de te demander “comment dire ‘reporter’ en anglais”, garde en tête la phrase “Let’s put off the meeting”. Tu remplaces “meeting” par autre chose plus tard. Tu apprends la structure, pas le mot.

Écoute des conversations naturelles. Les podcasts de conversation (pas les podcasts éditorialisés type NPR) débordent de phrasal verbs. The Joe Rogan Experience, Conan O’Brien Needs A Friend, ou des podcasts britanniques comme Off Menu sont des mines.

Erreurs courantes

Sur-utiliser dans des contextes formels. “Could you please bring up this matter at the meeting” est correct, mais “raise this matter” est plus pro. Inversement, dire “Could you please raise this with John” à un collègue proche sonne pédant.

Inverser séparabilité. “I picked up him” est faux. Avec pronom, c’est “I picked him up”. À l’écrit on tolère parfois, à l’oral c’est immédiatement bizarre.

Confondre des paires proches. “Look up” (chercher dans le dico) vs “look up to” (admirer). “Get over” (oublier qch) vs “get over with” (en finir). Une particule change tout.

Calquer les particules françaises. “Mettre en place” → tu pourrais croire “put in place”, mais c’est plus souvent “set up”. “S’occuper de” → pas “take care from” mais “take care of” ou “look after”.

Ignorer le registre régional. Un Britannique dit “fill in a form”, un Américain “fill out a form”. “Wash up” en UK = vaisselle, en US = se laver les mains. Soigne ton public.

Comment Clue change la donne pour les phrasal verbs

Le problème de fond avec les phrasal verbs, c’est qu’ils résistent à la mémorisation par liste. Tu peux apprendre 50 phrasal verbs un dimanche après-midi et n’en utiliser aucun le lundi.

Clue, c’est une app iOS gratuite qui te laisse lire ou écouter n’importe quel contenu en anglais et toucher un mot pour voir sa traduction. Mais quand tu touches un mot qui fait partie d’un phrasal verb, Clue te montre l’expression complète et son sens dans ce contexte précis. Si tu touches “up” dans “set up”, tu vois “to set up = organiser, mettre en place”, pas juste “up = en haut”.

L’app est faite pour les apprenants B1-C1 — ceux qui savent déjà beaucoup mais qui galèrent encore quand l’anglais devient familier. Pas de leçons, pas de gamification, juste un outil pour rester dans du contenu réel et capturer les phrasal verbs au moment où ils apparaissent.

Tu lis un article, tu écoutes un podcast, tu regardes YouTube, tu touches ce qui te bloque. Les expressions s’accumulent dans ta liste de révision et reviennent en espacement temporel. C’est gratuit, et tout reste sur ton téléphone.

FAQ

Combien de phrasal verbs faut-il connaître pour être fluent ? En reconnaissance : 500 environ couvrent l’essentiel des contextes. En production active : 100-150 bien maîtrisés suffisent largement.

Y a-t-il une liste officielle des phrasal verbs les plus utilisés ? Plusieurs études (Cambridge, McCarthy, Garnier) ont compilé des listes de fréquence. “Get up”, “go on”, “come back”, “go out”, “find out” sont systématiquement dans le top 20.

Faut-il mémoriser quand c’est séparable ou pas ? Tu peux, mais l’oreille fait souvent le travail. Si tu lis beaucoup, tu sens naturellement quand “I called my friend up” sonne juste et quand “I look my brother after” sonne faux.

Pourquoi un même phrasal verb a parfois trois ou quatre sens ? Parce que la langue est paresseuse. Les locuteurs ont préféré réutiliser une combinaison existante plutôt qu’inventer un nouveau mot. “To make up” peut être : se réconcilier, inventer, se maquiller, ou compenser. Le contexte tranche.

Les phrasal verbs existent-ils en anglais formel ? Oui, mais avec parcimonie. Les rapports académiques préfèrent les verbes d’origine latine. Les discours politiques en utilisent quand ils veulent paraître accessibles.

Le verbe “get” est-il vraiment central pour les phrasal verbs ? Oui. “Get” est probablement le verbe le plus polyvalent de l’anglais. Get up, get out, get over, get along, get back, get into, get through… vingt et quelques phrasal verbs courants commencent par “get”.

Apprendre les phrasal verbs avant ou après les idiomes ? Avant. Les phrasal verbs sont plus fréquents et structurellement plus présents. Sans eux, tu ne peux pas converser naturellement. Les idiomes sont la cerise sur le gâteau.

Pour finir

Les phrasal verbs ne sont pas un détail. Ils sont au cœur de l’anglais parlé. Sans eux, tu comprends 60 % d’une conversation casual et tu sonnes formel partout.

Choisis un thème qui te concerne (travail, vie sociale, voyage), prends-en dix par semaine, et observe-les dans du contenu réel. En trois mois, ton oreille captera ce qui te paraît aujourd’hui un bruit incompréhensible. C’est l’investissement à plus haut rendement de tout ton parcours d’apprentissage.

Lire dans d'autres langues

Articles connexes

Ta prochaine page, ton prochain épisode ou ta prochaine vidéo.
Ton prochain pas en anglais.

Gratuit sur l'App Store. Sans abonnement, sans paywall.